AUTUN 

 

Sa Devise :

CELTICA, SOROR ET AEMULA ROMAE

La cité d' Augustodunum (Autun) fut fondée durant le règne d'Auguste (27-14 av. J.-C.) : son nom antique signifie « la forteresse d'Auguste ». Elle était destinée à remplacer Bibracte, capitale des Éduens, afin de remercier ce peuple de son alliance ancestrale avec Rome. Auguste avait la volonté de créer en Gaule une grande cité qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc dotée de splendides monuments qui font sa renommée aujourd'hui encore.

La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli.

Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois, qui se tua aux environs. Au IIIe siècle, elle fut assiégée durant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 et rebâtie au siècle suivant par Constantin.

 
PAYS France   FRANCE
REGION   BOURGOGNE
DEPARTEMENT SAONE ET LOIRE
MAIRE Rémy REBEYROTTE
 

La ville s'adosse sur le rebord sud d'une dépression nommée bassin d'Autun adossée à l'Autunois. Elle est cernée au nord de prairies bocagères (bocage à maille large), et au sud de forêts de feuillus couvrant un plateau gréseux. La région de l'Autunois est composée de soixante-quatre communes regroupées en sept cantons. Celui d'Autun, regroupe les communes d'Antully, d'Auxy, de la Celle en Morvan, de Curgy, de Dracy-Saint-Loup, de Monthelon, de la Petite-Verrière, de Saint-Forgeot, de Saint-Pantaléon et de Tavernay.

L'Arroux, affluent de la Loire, traverse une partie de l'agglomération.

Le climat de la ville est caractérisé par des influences méridionales plus marquées que dans le reste du Morvan, notamment du fait de l'altitude inférieure à quatre cents mètres. La pluviométrie est modérée (inférieure à 900 mm/an sur trente ans).

 

 

Autun est classée Ville d'Art et d'Histoire. En 1973, Autun accueille la cinquième édition du Festival Europa Cantat, et depuis un festival musical (Musique en Morvan) s'y déroule chaque été.

 

Monuments et lieux touristiques :

Epoque Gallo-romaine

  • Les portes romaines :

 

La porte Saint-André constituait dès le 1er siècle, le débouché oriental de la plus grande voie ouest-est de la cité : le Decumanus Maximus; elle était autrefois, tout comme les trois autres principales portes de la ville, entourée de deux tours semi-circulaires, dont l'une est encore aujourd'hui conservée, et abrite la chapelle Saint-André ; on pourra admirer dans celle-ci les restes de fresques gothiques représentant les travaux des mois.

 

 

La porte d'Arroux se situe à l'extrémité septentrionale de la principale voie nord-sud de la ville : le Cardo Maximus ; elle se présentait comme les trois autres portes de la ville, flanquée de deux tours semi-circulaires, et composée de quatre baies (deux pour les chars, où sont visibles les rainures de la herse, et deux pour les piétons) ; une galerie au 1er étage, fait office de chemin de ronde.
Les portes d'Autun auxquelles les Romains ont souhaité donner une certaine monumentalité et une grande élégance, ne doivent pas être confondues avec des arcs de triomphe, car ceux-ci ne sont jamais inclus dans les remparts.

Le temple de Janus, datable du 1er siècle de notre ère, est un sanctuaire typiquement gallo-romain, dont la forme s'inspire des constructions gauloises en bois, antérieures à la conquête romaine ; les spécialistes désignent ce genre de bâtiment sous le nom de fanum. Celui-ci est composé d'une cella (salle de culte), sorte de tour de plan carré, d'environ 24m de haut, sur 16m de côté, largement conservée aujourd'hui, et autrefois couverte ; celle-ci était entourée au rez-de-chaussée d'une galerie : l'emplacement des poutres destinées à supporter le toit de celle-ci est visible sous les fenêtres du 1er étage.



Ce temple, qu'une ancienne tradition lie à tort au culte du dieu Janus, se situe à l'extérieur de la cité, dans un faubourg à caractère rural, qu'on ne saurait comparer à la ville "officielle", comprise dans le périmètre des remparts. Un théâtre a été reconnu récemment non loin d'ici.

  • La pierre de Couhard :

 

Datant sans doute du 1er siècle après J.-C., cette construction, dont il ne subsiste que le blocage intérieur, autrefois recouvert d'un parement régulier, était jadis de la forme pyramidale ; sa hauteur totale atteignait environ 33m. Elle se situait au sein de l'une des grandes nécropoles de la cité : en effet, les cimetières et toutes les villes romaines s'étendaient obligatoirement en dehors des murailles. La Pierre de COUHARD dont l'interprétation a souvent donné lieu à de multiples controverses, était donc un monument funéraire : tombeau, recouvrant les restes d'un défunt, ou cénotaphe, célébrant la mémoire d'un mort.

 

  • Les remparts :

Long de 6km, le rempart est construit à l’époque d’Auguste, donnant un cadre majestueux à la ville d’Augustodunum. Il est encore conservé sur les ¾ de sa longueur et on peut voir un grand nombre des 53 tours qui le jalonnait. Il enserrait les 200 hectares de la ville antique, permettant de l’installer en terrasses à l’intérieur des murs.
 

  • Le théâtre romain :

    Où est interprété le spectacle d'Augustodunum tous les étés

    Le théâtre d'Autun, construit sur le flanc d'une colline au 1er siècle après J.-C., était "le plus grand" de la Gaule Romaine, et pouvait accueillir 20 000 spectateurs ; il se composait d'une scène, aujourd'hui en grande partie disparue, mais qui conserve encore son dispositif de rideau, d'un espace en demi-cercle (l'orchestra), et d'un hémicycle avec gradins surmonté d'une galerie (la cavea), dont il ne subsiste que les infrastructures. Utilisé comme carrière de pierre dès le Moyen Âge, cet édifice a été restauré au début du siècle, date à laquelle une partie des gradins ont été restitués. Dans l'Antiquité, un amphithéâtre, à présent détruit, était bâti au nord du théâtre : ainsi, la limite Est de la ville était-elle réservée aux jeux publics. On remarquera non loin d'ici, la maison dite des Caves Joyaux, construite au siècle dernier, en remployant dans ses murs des sculptures antiques et médiévales

         

    Epoque Médiévale

     

  • La cathédrale St-Lazare :

On entreprit sa construction vers 1120, pour accueillir les reliques de Lazare. En 1146, le transfert des reliques donna lieu a une telle liesse populaire qu’il fallut faire appel à l’armée. L’architecture intérieure est caractéristique du style dit « roman bourguignon », agrémenté d’un décor sculpté riche et varié. Les XVe et XVIe siècles ont amenés des modifications sur l’aspect extérieur, avec notamment l’édification d’une flèche entièrement creuse, sans charpente, qui s’élève à 80m au dessus du sol. Chaque année, elle devient le cadre de concerts, notamment de la « Maîtrise de la cathédrale » et lieu du concert final du festival « Musique en Morvan »
 

                                                           

  • La tour des Ursulines :

 

Est une tour octogonale située sur les hauteurs de la ville. La tour, entourée des remparts romains, est surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge, datant  du XIXe siècle, également classée

 

 

Epoque Moderne (XVIe au XVIIIe siècles)

 

Ancien grand séminaire construit au XVIIIe siècle, il comprend maintenant depuis 1884 une école militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis 1981, un lycée militaire. Il accueille des élèves originaires de toutes les régions françaises, dont les parents sont au service de l'État. Les deux quartiers abritent les élèves de la 6e aux classes préparatoires. La construction de nouveaux bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges romains importants. C’est le seul ayant conservé son toit en tuiles vernissées

Epoque Contemporaine (XIXe au XXe siècles)

  • La place du Champ de Mars :

 

Le Champ Saint-Ladre (actuelle place du Champ de Mars), accueille depuis le Moyen Age des foires en l’honneur de saint Lazare, patron de la ville. Aujourd’hui encore, elles se déroulent le 1er mars et le 1er septembre.  Celle-ci est le cœur de la ville où se greffent les deux rues piétonnes (rue aux cordiers et rue Saint-Saulge), ainsi que l'hôtel de ville et le théâtre. Le marché s'y tient le mercredi et le vendredi

                      

  • L'ancienne prison cellulaire :

Au milieu du XIXe siècle, c’est l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention cellulaire associé à un plan circulaire. Désaffectée depuis 1955, elle est aujourd’hui protégée au titre des Monuments Historiques.

                   

Lieu de tournage du film : "Les Ritals" de Marcel Bluwal en 1991

  • Cascade pittoresque de Brisecou