
Autun est
classée
Ville
d'Art et d'Histoire. En
1973, Autun accueille la cinquième édition du Festival
Europa
Cantat, et depuis un
festival musical (Musique en Morvan) s'y déroule chaque été.
Monuments et lieux touristiques
:
Epoque
Gallo-romaine

La porte Saint-André
constituait dès le 1er siècle, le débouché oriental de la plus grande voie
ouest-est de la cité : le Decumanus Maximus; elle était autrefois, tout comme
les trois autres principales portes de la ville, entourée de deux tours
semi-circulaires, dont l'une est encore aujourd'hui conservée, et abrite la
chapelle Saint-André ; on pourra admirer dans celle-ci les restes de fresques
gothiques représentant les travaux des mois.

La porte
d'Arroux se situe à l'extrémité septentrionale de la principale voie nord-sud de
la ville : le Cardo Maximus ; elle se présentait comme les trois autres portes
de la ville, flanquée de deux tours semi-circulaires, et composée de quatre
baies (deux pour les chars, où sont visibles les rainures de la herse, et deux
pour les piétons) ; une galerie au 1er étage, fait office de chemin de ronde.
Les portes d'Autun auxquelles les Romains ont souhaité donner une certaine
monumentalité et une grande élégance, ne doivent pas être confondues avec des
arcs de triomphe, car ceux-ci ne sont jamais inclus dans les remparts.
- Le
temple dit "de
Janus" :
Le
temple de Janus, datable du 1er siècle de notre ère,
est un sanctuaire typiquement gallo-romain, dont la forme s'inspire des
constructions gauloises en bois, antérieures à la conquête romaine ; les
spécialistes désignent ce genre de bâtiment sous le nom de fanum. Celui-ci est
composé d'une cella (salle de culte), sorte de tour de plan carré, d'environ 24m
de haut, sur 16m de côté, largement conservée aujourd'hui, et autrefois couverte
; celle-ci était entourée au rez-de-chaussée d'une galerie : l'emplacement des
poutres destinées à supporter le toit de celle-ci est visible sous les fenêtres
du 1er étage.

Ce temple, qu'une ancienne tradition lie à tort au culte du dieu Janus, se situe
à l'extérieur de la cité, dans un faubourg à caractère rural, qu'on ne saurait
comparer à la ville "officielle", comprise dans le périmètre des remparts. Un
théâtre a été reconnu récemment non loin d'ici.

Datant sans doute du 1er
siècle après J.-C., cette construction, dont il ne subsiste que le blocage
intérieur, autrefois recouvert d'un parement régulier, était jadis de la forme
pyramidale ; sa hauteur totale atteignait environ 33m. Elle se situait au sein
de l'une des grandes nécropoles de la cité : en effet, les cimetières et toutes
les villes romaines s'étendaient obligatoirement en dehors des murailles. La
Pierre de COUHARD dont l'interprétation a souvent donné lieu à de multiples
controverses, était donc un monument funéraire : tombeau, recouvrant les restes
d'un défunt, ou cénotaphe, célébrant la mémoire d'un mort.
Long de 6km, le rempart
est construit à l’époque d’Auguste, donnant un cadre majestueux à la ville
d’Augustodunum. Il est encore conservé sur les ¾ de sa longueur et on peut voir
un grand nombre des 53 tours qui le jalonnait. Il enserrait les 200 hectares de
la ville antique, permettant de l’installer en terrasses à l’intérieur des murs.

-
Le
théâtre romain
:
Où est
interprété le spectacle d'Augustodunum
tous les étés

Le théâtre
d'Autun, construit sur le flanc d'une colline au 1er siècle après J.-C., était
"le plus grand" de la Gaule Romaine, et pouvait accueillir 20 000 spectateurs ;
il se composait d'une scène, aujourd'hui en grande partie disparue, mais qui
conserve encore son dispositif de rideau, d'un espace en demi-cercle
(l'orchestra), et d'un hémicycle avec gradins surmonté d'une galerie (la cavea),
dont il ne subsiste que les infrastructures. Utilisé comme carrière de pierre
dès le Moyen Âge, cet édifice a été restauré au début du siècle, date à laquelle
une partie des gradins ont été restitués. Dans l'Antiquité, un amphithéâtre, à
présent détruit, était bâti au nord du théâtre : ainsi, la limite Est de la
ville était-elle réservée aux jeux publics. On remarquera non loin d'ici, la
maison dite des Caves Joyaux, construite au siècle dernier, en remployant dans
ses murs des sculptures antiques et médiévales

Epoque
Médiévale
- La
cathédrale St-Lazare
:
On entreprit sa
construction vers 1120, pour accueillir les reliques de Lazare. En 1146, le
transfert des reliques donna lieu a une telle liesse populaire qu’il fallut
faire appel à l’armée. L’architecture intérieure est caractéristique du style
dit « roman bourguignon », agrémenté d’un décor sculpté riche et varié. Les XVe
et XVIe siècles ont amenés des modifications sur l’aspect extérieur, avec
notamment l’édification d’une flèche entièrement creuse, sans charpente, qui
s’élève à 80m au dessus du sol. Chaque année, elle devient le cadre de concerts,
notamment de la « Maîtrise de la cathédrale » et lieu du concert final du festival « Musique en
Morvan »


Est une
tour octogonale située sur les hauteurs de la ville. La
tour, entourée des remparts romains, est surmontée d'une
statue de la Sainte-Vierge, datant du
XIXe siècle,
également classée
Epoque
Moderne (XVIe au
XVIIIe siècles)

Ancien grand
séminaire construit au
XVIIIe siècle,
il comprend maintenant depuis
1884 une école
militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis
1981, un lycée
militaire. Il accueille des élèves originaires de toutes les
régions françaises, dont les parents sont au service de
l'État. Les deux quartiers abritent les élèves de la 6e
aux classes préparatoires. La construction de nouveaux
bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges
romains importants.
C’est le seul ayant
conservé son toit en tuiles vernissées
Epoque
Contemporaine (XIXe
au XXe siècles)
- La
place du Champ de Mars :

Le Champ Saint-Ladre (actuelle place du Champ de Mars),
accueille depuis le Moyen Age des foires en l’honneur de saint Lazare, patron de
la ville. Aujourd’hui encore, elles se déroulent le 1er mars et le 1er
septembre. Celle-ci est le cœur de la ville où se greffent les deux
rues piétonnes (rue aux cordiers et rue Saint-Saulge), ainsi que l'hôtel de
ville et le théâtre. Le marché s'y tient le mercredi et le vendredi
-
L'ancienne prison cellulaire :
Au milieu du XIXe siècle,
c’est l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention
cellulaire associé à un plan circulaire. Désaffectée depuis 1955, elle est
aujourd’hui protégée au titre des Monuments Historiques.

Lieu de tournage du film : "Les
Ritals" de Marcel Bluwal en 1991
-
Cascade pittoresque de Brisecou